lundi 15 septembre 2008

Rosario Tijeras

L'Argentine se résume à deux vieux au milieu d'une route, des cartoneros à cheval et un chien en costume blanc. C'est tout ou rien.


Aujourd’hui c’est vendredi, hier soir on a dansé toute la nuit. Buenos Aires me Zizek. Niceto Club. T’inquiète on gère pas mal les listes d’invités et les gorilles à l’entrée. Je dirais pas habitués car ça me ferait peur, mais presque.

Les vendredis, ou les samedis et les dimanches, souvent ça sert à rien, comme certaines. Tout le Firulete se retrouve à faire la queue en fin d’aprem pour aller à la douche. C’est bizarre, un peu et puis, oh tiens le soleil se couche déjà. Alors on s’enfuit à Rosario. De toute manière si on y va pas ce week end on ira jamais. Qui veut venir avec nous ? Personne ? Spa grave tsé on se trouvera des amis dans le bus.

20h colectivo 152. « Mais quoiqu’il arrive on va passer un bon week end ! »
20h30 Retiro. Prise de conscience.
21h Mercobus. Des fois faut écouter la locura, et si on a nulle part où dormir on téléphonera à Pamela.


On se la joue J’irai dormir chez vous version je mangerais chez vous et tu me feras visiter la ville.
C’était pas dingue comme week end, c’était en famille. Je savais pas que j’avais une tante professeur d’art qui exposait au rectorat de Rosario et que mes cousins étaient un peu attardés. Mais je savais pas non plus que la milanaise faite maison, ça pouvait être bon. D’habitude je suis du genre à marcher et prendre le bus, déjà que j’ai peur de mourir à cause des autres conducteurs j’ai eu un peu peur de me faire trimballer pendant deux jours en camionnette personnelle, mais c’était plutôt magnifique la traversée de la costanera. J’ai un peu envie de m’arrêter glander sur le sable, limite : me baigner ! Mais il faut aller préparer le repas. Hop là on met la table dehors ou dedans ? Oui dehors bien sur il fait tellement beau ! As-tu vu mes bonzaïs ? Tiens il faut que j’arrose. Les filles françaises elles doivent bien prendre un peu de vin.

La collection de bonzais de tonton

La costanera


Alors oui on a inlassablement répété les mêmes choses, parce qu’ils étaient jetlag un peu nos hôtes. Le nombre d’habitants de Toulouse, Lyon et Marseille. Les cours à l’université et l’emplacement de notre appartement. Si on faisait à manger et à quelle heure était le cours demain. Blablabla. Je suis pas patiente comme fille alors forcément ça m'agace un peu de répéter toujours plus fort, toujours plus mal mes mots avec trop de R imprononçables. Mais moi des gens qui nous attendent chez eux à 2h du matin avec un maté cocinado j’adore. Et puis le lendemain tati Marta nous fait une visite guidée des musées de la ville.


Le musée d'art contemporain, si si

C’est sur qu’on a pas été trop seules, voire pas du tout, mais on se sent en famille. Du coup des photos j'en ai pas trop prises, et des bêtises pas trop dites. On s'attelait plutot à faire les ignorantes. Mais aussi, ça leur fait tellement plaisir de baragouiner quatre mots en français et de nous expliquer le fonctionnement du maté que bon... On veut bien être les "petites filles françaises" (ainsi dans le texte original) qui t'écoute tonton mais on veut pas se marier avec ton fils non. En parlant de lui il est plutot cool le Fabricio. Acteur de métier tenant une boutique de produits bio en passe temps, il nous emmène au festival de vidéos. Après ya une soirée mais on a trop la flemme. Tati et tonton nous attendent. Et puis après le repas du dimanche on va à la féria, Fabricio nous accompagne mais moi jpréfère ses parents. Les vieux, ça y est, j’adore. « Vous êtes tranquilles vous ». Mais t’as tout compris kiki ! Nous on est de vraies portenas qui viennent reposer leur week-end au soleil du fleuve Parana. Enfin, dans ton jardin quoi.


Pépouze






Ben ouai Rosario c’est joli, c’est chaud, c’est fleuri aussi, de magnifiques fleurs roses et des avocats qui font du coton, mais ça reste relativement "petit". Moi tu me donnes Buenos Aires je m’y perds encore. Et au final j’adore ça. C’est quand j’ai compris le chemin du centre à la maison que j’ai réalisé ça. L’habitude du chemin ça m’angoisse un peu. Je veux une ville tellement grande que je puisse dire avoir la flemme d’aller à l’autre bout. Je veux ne rien comprendre aux bus, même pas aux avenues principales. Je veux plusieurs quartiers, avoir l’insolence de répéter haut et fort que je préfère Palermo, sans en avoir fait le tour et sans jamais être allée le comparer à tous les autres. Je veux une ville, une vraie, pas quelque chose de reposant. Pour ça ya les week-ends. Oh Buenos Aires me fatigue un peu, la pollution, les longs trajets, le bruit, bref t’as compris quoi, mais à coté de ça Buenos Aires. Capitale.




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