Fanny est une grande fille.
Elle était pas assez triste de vieillir alors j'ai chanté "On n'a pas tous les jours 20 ans" comme l'écrira Manotte dans la carte qui partira pour Londres en février prochain (je vous connais par coeur ^^).
Quand même il y en avait du monde pour son anniversaire. 80 ? 100 ? personnes hein. C'est pas elle qui pourra vous le dire, ni Martin, ni même Francis. Quoiqu'il en soit on a dansé, même qu'il y avait un dj londonien ouai ouai. Pour son anniversaire Fanny m'a fait toaster des triples, à défaut de trouver un Superpancho, elle est gentille. Pour son anniversaire Fanny a fait une bataille de polochons avec ses nouveaux copains (pas les américains, plutot ceux avec des ponchos et du maté plein les doigts). Pour son anniversaire Fanny a voulu voir le soleil se lever, malheureusement l'hiver a plu sur notre terrasse. Tout le monde nous l'envie d'ailleurs cette terrasse, cet appartement, ces collocs...ça me rappelle La tête dans les étoiles tiens ! héhé. Jaloux va !
Et Fanny 20 ans + 2 jours est allée au zoo. On savait bien que les animaux seraient tristes, maigres et amorphes mais quand même, un zoo avec des attractions plus folles les unes que les autres, ça ne se refusait pas ce jour là ! Regardez moi ces ragondins comme ils sont ragoutants ! Moins peureux qu'au lac de Lourdes ça pour sur. Et les immeubles derrière les pigeons pour rappeler tout de même la position centrale de ce zoo. Par contre si l'un de ces botch de serpents d'amérique latine décide de s'enfuir du reptilarium lui aussi préférera manger Laura et Fanny qu'une milanaise. (excusez moi je suis encore traumatisée). Saviez-vous avant de me laisser partir qu'il y avait autant de serpents auxquels on aime bien rajouter le qualificatif "constrictor" par ici ? Je vous remercie, maintenant j'ai peur.
Comme d'habitude les lundis sont synonymes de maux de tête et de soirée entre collocs. Car on en avait marre de se faire engueuler par Kora on la suivit à la Bomba de Tiempo dans un hangar culturel. Culture. Ruelle. Elle. Sans lui. Sans ? Elle. Rien.
Miaou
Des percussions, un chef d'orchestre, une trompette et une chanteuse avec sa guitare. Des uluberlus pieds nus, et on danse, on ne se regarde plus, on ne fait que danser, sauter et danser, rentrer en transe, presque. Merci Kora. Aurevoir Kora, à bientot, à Berlin. Je déteste les adieux, même avec des gens qui me sont quasiment inconnus. On se promet des choses, qui n'arriveront surement jamais, on l'inscrit dans nos amis facebook et on se souviendra de "Chicaaas ! La Bomba de Tiempo !!".
Heureusement il me reste ma petite mexicaine de colloc, et un nouveau, Robin l'anglais. Elle nous amène dans un restaurant péruvien bien qu'on s'était promis trois choses :
1/ ne plus manger autant au restaurant
2/ ne plus suivre Pamela dans ses plans restau
3/ il n'y a jamais de 3 dans une dissert de science po
Avec nous Adrian, porteno comme on se les imagine, comme le Lonely Planet nous les décrivait. Sympathique au final. On rigole bien dans ce restaurant rempli de familles péruviennes. Le pollo n'est pas cher non plus, alors chacun pique dans l'assiette de l'autre. C'est bon enfant, c'est chaleureux, c'est du bon temps entre autochtones et étrangers, échanges linguistiques, culturels, politiques et questions fondamentales.
Mais d'ailleurs pourquoi les mexicains mangent-ils épicés ?

Je suis pas peu fière de mon espagnol, après autant d'années d'échec scolaire. J'arrive même à me débrouiller sur la réforme constitutionnelle. Fière de ma répartie envers cet argentin. Je suis fière d'être française, malgré tout. Juste pour cet air hautain et précieux que prennent les étrangers pour prononcer un mot français, comme si le français était toujours la langue de la poésie, de l'amour et du luxe.

Promis Sophie je ne suis pas ici pour le shopping mais quand même ces petits sacs en cuir me font de l'oeil. Par contre on se demande pourquoi le dimanche on ne vient pas en chercher sur les petits marchés. C'est parce que le dimanche on préfère se perdre en bus pour aller à une autre féria à l'autre bout de la ville, c'est le "jour des amis" quand même alors on se calle, pépouze, on se croirait presque au Mexique.
Et ton stage Laura ? Et bien les filles sont jeunes et elles sont gentilles avec moi, promis maman. Tout ce que je sais c'est que je ne commence réellement que lundi, pour me laisser mon week end tout de même ^^. J'ai des tas de trucs à lire qui en plus ont l'air intéressants, promis maman demain je le fais, entre mon incruste au cours de tango de la fac et ma recherche de bottes à coeurs.
Sinon ça risque d'être tendu de se faire poser des extensions. "Tienes un carré ? A veces no es posible..." et on a de nouveau envie de mixer les gens, les voix, les nôtres, les tiennes et que ça envoie du lourd !
Ah oui, on a visité le Tigre aussi. Comme mon blog n'est pas un guide touristique, je vous laisse chercher pour en savoir plus sur ce qu'est El Tigre. Quoiqu'il en soit sachez qu'un de mes nouveaux buts dans la vie est d'y avoir une maison, même un mois, un jour dans ma vie. Sinon on se trouve des amis riches qui en ont une et l'été on vient faire des full moon parties.
Des projets oui oui.
Jeudi soir on part. Le soleil tire la gueule à Iguazu alors peut être Cordoba. Va savoir Charles.


Avec mes petits copains on fait du coloriage, on nous sert du champagne et on mange dans des restaurants tellement lounge qu'on s'y endormirait presque. La vie est folle, trop peut-être. Déjà je culpabilise, par pour vous, ni pour la caisse d'épargne, mais pour les enfants qui sniffent de la colle la nuit à défaut d'avoir autre chose à faire, à manger ou à dormir.
Dites bonjour à la novia de mon chat argentin.