mardi 15 juillet 2008

Premiers miaulements

On en avait rêvé, on en parlait beaucoup, on s'imaginait tout un tas de trucs. Je peux vous dire que réaliser que je vis enfin à Buenos Aires m'ait encore impossible. Pourtant n'ais-je pas dis à Fanny ce midi que j'avais l'impression d'y vivre depuis des jours déjà ? Fouillis dans mon esprit je crois.

D'abord il a fallu fermer le robinet lacrymal en prenant le taxi, jaune et noir selon les recommandations reçues. Non pas que je sois de nature très méfiante mais la gentillesse et l'aisance du taxidriver me paraissaient louches, pour rien au final. Alors que je me réjouissais de comprendre tout son discours vantant les mérites de son pays et de sa ville, j'écrivais dans ma tête tout un joli laïus sur l'uniformité mondiale des périphériques. Il m'amenait mine de rien (mine de crayon) à ma nouvelle adresse, j'ai nommé le Guemes, 4499 alias El Firulete, ancien hotel réapproprié en collocation multiculturelle. Et comme dans un film, revenait des courses la Fanny ! Un peu comme si on se retrouvait "par hasard" dans Buenos Aires, bon d'accord le hasard en moins. Puis vient l'appartement, sur trois étages. C'est vieux, c'est moquette verte au sol, c'est frigo en plein milieu du couloir, c'est grande cuisine/boite de nuit, c'est immense terrasse avec transat et pipe à pomme, c'est salle de bain qui ferme pas, c'est des gens, partout, c'est ne tendre qu'une joue pour faire la bise, c'est devoir parler espagnol à Fanny, retenir le nom des colloc', les distinguer de "nos amis" invités à dîner, c'est reggaeton à la radio et grande table dressée pour le départ d'une d'entre "nous".



Dur quand même dur de réaliser, que ce n'est pas qu'un voyage et qu'on ne rentre que dans 6 mois. Mais je suis contente hein, promis ! Et l'avantage d'y vivre c'est de ne pas être pressée par le temps, pouvoir flâner pour de vrai dans mes rues nouvelles. Ca ressemble beaucoup à Madrid, ou Barcelone, les deux seules villes latines que je connais finalement. Ma première promenade m'amena dans mon quartier, Palermo Viejo. Des tonnes de magasins, je demande si je peux prendre en photo, si on me refuse j'explique que je suis française et que je fais des reportages sur la mode...et ça marche. La mode est donc très espagnole, version "tout est moins cher" quand même. Des tas de trucs trop mignons, je regrette presque d'avoir amené autant de vêtements, ça m'aurait donné prétexte à acheter ^^. Les friperies sont plus "argentines", ou l'image qu'on se fait de leur culture. On trouve des robes de tango, droites, noires perlées de strass, des tops à fanfreluches rouges et des talons qui ont déjà dansé, trop peut être. Sinon l'hiver est plutot cool ici du genre jsuis en tong jupe et tshirt, ça va quoi ! Par contre à les voir en bottes, collants et autres manteaux en laines j'ai peur des températures estivales, un peu.






Là j'attend Fanny, j'ai encore découvert une nouvelle colloc, allemande cette fois et puis je me tâte à défaire mes valises ou à squatter les transats au soleil mouahah.


A plus cartapuce,

ps. pour les allergiques, mon chat est hypoallergénique LOL

2 commentaires:

Le jaune a dit…

Mi Lala,

muy agradable ton premier article. Ca donne envie de dépenser ^^
Et de retrouver Mowmow en Inde au coin d'une rue "par hasard".
Quant à mon logement, je sais déjà que ce sera une grande hutte, où on dormira tous ensemble!
N'empêche je donnerai quelques détails à l'arrivée!
Bons baisers de Toulouse.

Oliv

Anonyme a dit…

Hey Laura Lafon ! -> merde je viens de dévoiler ton identité..

première recommandation (les prochaines suiveront dans les autres messages): la religion est l'opium du peuple.. n'en abuse pas.. de l'opium voyons! pas comme d'autres mouahahah.. euh jvoulais dire hum hum hum.. (si c'est pas machiabélique ça.. niarkniarkniark.. autant pour moi!).
Je vois que pour l'instant tout se passe pour le mieux pour toi et je dirai tant mieux!
je retourne à mon quiz musical, mes amis, mes amours, mes enmerdes.. euh Charles Aznavour !!!
et des scoubidoubidou wah..

Gros bisous, Sophie Marotte.

ps: tu n'es pas partis pour acheter des vêtements Laura mais je compte sur toi: la révolution de l'argentine est entre tes mains!